En 2011, un tiers des personnes tuées sur la route le sont à la suite d’un accident où le facteur alcool est présent et, ne cesse de croître. Le gouvernement a décidé de mettre le turbo et depuis le 1er mars 2012 – date de l’entrée en vigueur du décret suite à sa parution au Journal Officiel – la présence d’un éthylotest est rendu obligatoire dans tous les véhicules dits terrestres. Les grands rassemblements de véhicules de prestige, d’antan, de tuning et/ou de collection sont l’occasion de rappeler aux amateurs de belles mécaniques, ce geste de prévention simple. Focus sur un moyen simple de préserver la vie de tous les passionnés du monde de l’automobile mais aussi de leur fidèle destrier.

Les types d’éthylotest

L’ethylotest – inventé pour la petite histoire en 1954 – est une technique permettant d’évaluer l’alcoolémie par mesure du taux d’alcool présent dans l’air expiré. Il en existe de deux types. D’un côté les éthylotest chimiques et de l’autre les éthylotest électroniques. Ce sont des moyens fiables pour évaluer l’aptitude d’un individu à prendre le volant sans se mettre en danger lui ni être un risque pour les autres. En France, dès que la concentration atteint une concentration d’éthanol de plus de 0.25 mg d’alcool par litre d’air expiré, l’individu est alors inapte à la conduite.

Les éthylotests électroniques

Une sonde contenue dans l’appareil permet de connaître le taux d’alcool dans l’air expiré. Certains appareils pouvant même être installé dans le véhicule afin d’empêcher la prise du volant par le conducteur. Pratiques et durables, les éthylotests électroniques sont à portée de clic.

Les éthylotest chimiques

Ils sont composés d’un réactif chimique dont la couleur change en fonction du taux d’alcool présent dans l’air expiré. Et, pour cela il suffit la plupart du temps de souffler dedans. Ils sont à usage unique.

L’alcool au volant, attention au tournant

Les campagnes de la Prévention routière auront bon le répéter « celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas », il est toujours utile et nécessaire de rappeler les effets de la prise d’alcool lorsque l’on est au volant.

Les effets sur le fonctionnement général de l’organisme

Sous l’effet de l’alcool, le cerveau est désinhibé et les conséquences sont multiples. Le conducteur ne dispose plus de toute la vigilance nécessaire pour réagir face à une situation ou un danger. La perception de la route, des obstacles est mal perçue, le champ de vision se rétréci, les distances sont difficilement identifiables, les canaux régulant l’équilibre sont altérés, la coordination des mouvements est perturbée et ce ne sont que les premiers symptômes. En effet, le conducteur peut être en proie avec des hallucinations voire somnolé très rapidement.

En temps normal, il faut environ 1 seconde à un conducteur à jeun pour amorcer son freinage en cas de danger. Cette distance augmente d’autant plus que le taux d’alcoolémie est élevé car les réflexes sont d’autant plus lents.

Les sanctions

Rappelons que la limite maximale autorisée en France est de à 0,5 g par litre de sang soit 0,25 mg par litre d’air expiré. 

Attention, il est important de noter que pour les titulaires d’un permis probatoire – avec le A – ce taux est abaissé à 0.2 g par litre de sang soit 0.10 mg par litre d’air expiré.

Au-delà, le conducteur s’expose à des sanctions financières et judiciaires – plus ou moins lourdes – fonction du taux d’alcool estimé lors d’un contrôle routier. Cela va de la simple perte de points sur le permis de conduire – 6 points – accompagnée d’une amende forfaitaire de 135 euros, à la mise en garde à vue avec l’immobilisation du véhicule, une amende pouvant atteindre 4500 euros et le retrait du permis pour 3 ans voire une peine de prison de 2 ans maximum. En parallèle, combiné à la prise d’un stupéfiant, les peines encourues sont augmentées jusqu’à 9 000 euros d’amende, jusqu’à 3 ans d’emprisonnement voire l’annulation définitive du permis de conduire.